ALEX AUVINET FISILLE

« Je vais être fusillé demain ; console-toi, maman chérie, c'est pour la bonne cause et tu pourras marcher la tête haute en parlant de ton fils... » écrit Alex Auvinet, le jeudi 27 mai 1943. L'exécution est reportée au mardi 1 er juin ; avec 10 militants, il est fusillé à 16 h sur la place d'armes de la caserne d'Auvours, à l'est du Mans.

Il a 22 ans ! Alex Auvinet est né à Montaigu, le 13 février 1921, dans une modeste maison du Champ-de-Foire où cohabitent les familles Ripoche et Auvinet. Alexandre, son père, s'est installé comme marchand de cycles chez son beau-père Auguste Ripoche, forgeron avec son fils Gaby. Conseiller municipal depuis 1919, Auguste Ripoche est connu pour ses idées républicaines et laïques. Élève à l'école Les Jardins, Alex a 11 ans quand son père meurt des conséquences de la 1 re , guerre. À 13 ans il entre en apprentissage comme ajusteur au Pont Jarlet, l'atelier de mécanique Hervouert-Ponvert. Il fréquente le salon de coiffure de M. Martin, dirigeant du club de foot, l'Union sportive montaigusienne où il retrouve ses copains Pierrot Martin, Marc Poiron... Alex suit l'équipe de foot comme arbitre de touche.

Dénoncé par un ami À la fin de son apprentissage, Alex décide de travailler à Nantes. Grâce à son oncle Gaby Ripoche, il travaille à Nantes à l'usine des Batignoles puis à l'usine d'aviation SNCAO de Château-Bougon. À 18 ans, il découvre la vie ouvrière et le militantisme syndical et politique. Dès le début de l'occupation, Alex participe à la Résistance : « Nos activités, c'étaient les distributions de tracts, le sabotage de la production, les retards dans le travail, la récupération d'armes... »

Requis pour le STO, Alex Auvinet entre dans la clandestinité en octobre 1942. Il participe à certaines actions violentes contre l'occupant, en compagnie de militants FTP (Francs-Tireurs-Partisans) de Rezé, Il devient, au début de l'année 1943, Interrégional militaire, avec le grade de lieutenant FTP. Il se rend au Mans, à la cité des Pins, en février 1943. Dénoncé par un ami politique, il est interpellé le 5 mars, par un inspecteur de police sur lequel il tire. Il est interné à la prison du Vert Galant au centre du Mans. Le 6 mai 1943, il est condamné à être fusillé ! « Voilà la nuit qui entre dans ma cellule ; je n'y vois plus ; dans douze heures, je ne serai plus de ce monde ! »

"source ouestfrance.fr ET devoir de menoire de la résistance farnçaise

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