Auschwitz, Buchenwald,... les dates clés de la libération des camps

les dates clés de la libération des camps

Il y a 70 ans, entre l'été 1944 et mai 1945 les troupes soviétiques et les armées alliées font reculer la ligne de front et libèrent peu à peu les camps de concentration nazis. A partir de l'été 1944, l'avancée des troupes soviétiques permet la libération des premiers camps de concentration nazis. Si les camps d'extermination de Treblinka, Sobibor et Belzec ont été complètement détruits par les Allemands dès 1943, d'autres camps de la mort offrent aux yeux sidérés des libérateurs un spectacle effroyable et jusqu'alors inimaginable. Il en sera de même pour les soldats américains et britanniques qui découvrent en avril 1945 le cauchemar concentrationnaire.

Quelques dates à retenir: 24 juillet 1944: Majdanek, premier camp de la mort découvert par les Russes Le camp de concentration et d'extermination de Majdanek (ou Maïdanek) situé près de Lublin en Pologne est créé en 1941. Tout d'abord camp de travail forcé, il est transformé en 1943 en KZ (Konzentration-Läger ou camp de concentration). Il accueille des prisonniers de guerre ou politiques polonais et soviétiques et des Juifs.

A partir de 1942, chambres à gaz et fours crématoires entrent en fonctionnement pour une extermination en masse des prisonniers. Le 3 novembre 1943 dans le cadre de l'opération «Erntefest» (fête des moissons»), 18.000 Juifs du camp sont fusillés. Le nombre total de victimes de Majdanek est estimé entre 170.000 et 235.000 personnes dont 60.000 à 80.000 Juifs

. Le 17 juillet 1944, les SS procèdent dans la hâte à l'évacuation du camp et à une destruction heureusement partielle des documents et bâtiments, ce qui permettra aux troupes soviétiques, accueillies

le 24 juillet par quelques centaines de prisonniers rescapés, de mettre la main sur les preuves du processus d'extermination. 23 novembre: Libération de Natzweiler-Struthof en Alsace annexée par l'Armée américaine 27 janvier 1945: L'Armée Rouge entre dans Auschwitz Les troupes soviétiques qui entrent dans le camp d'Auschwitz ce 27 janvier 1945 ne savent pas encore qu'elles pénètrent dans le plus important rouage de la machine d'extermination nazie. Implanté près de la ville polonaise d'Oswiecim à partir de 1940, le complexe concentrationnaire est composé de trois camps principaux:

Auschwitz I (camp de travail qui abrite les expériences du docteur Mengele), Auschwitz II ou Auschwitz-Birkenau et Auschwitz III ou Auschwitz-Monowitz. Le plus important et le plus tristement célèbre est Auschwitz II, camp d'extermination construit en 1941 qui compte quatre grands crématoriums avec chacun une chambre à gaz et des fours crématoires.

En janvier 1945, à l'approche de l'armée rouge, les SS évacuent le camp entraînant des milliers de prisonniers dans les «marches de la mort».7.000 d'entre eux, souvent malades, restent sur place jusqu'à l'arrivée de l'Armée rouge libératrice. Au moins 1,3 million de personnes ont été déportées à Auschwitz, 1,1 million dont 960.000 Juifs y ont trouvé la mort.

28 février: Libération de Gross-Rosen en Allemagne par l'Armée soviétique 11 avril 1945: Buchenwald libéré par les troupes américaines Le camp de Buchenwald s'est ouvert dès 1937 en Allemagne près de la ville de Weimar. Les détenus sont en majorité des prisonniers politiques mais des Juifs, des Tziganes, et des «associaux» y sont également internés. Les détenus politiques «prestigieux», comme Léon Blum ou Georges Mandel sont détenus à l'écart dans des conditions de confort incomparables. Le travail forcé, les expériences médicales, les mauvais traitements, la sous-alimentation et les exécutions sommaires sont le quotidien des 250.000 hommes déportés à Buchenwald entre 1937 et 1945. 56.000 d'entre eux y sont morts

. Le 11 avril 1945, un noyau de prisonniers résistants réussit à prendre le contrôle du camp en partie évacué par les SS. Les soldats américains qui entrent dans le camp le même jour sont accueillis par 21.000 détenus survivants mais terriblement affaiblis. Le même jour le camp de Dora-Mittelbau, proche de Buchenwald est également libéré.

15 avril 1945: 60.000 détenus délivrés à Bergen-Belsen Prisonnières du camp de Bergen-Belsen en Allemagne, après la libération du camp. Camp pour prisonniers de guerre, Bergen-Belsen est ouvert en Allemagne en 1940 et intégré au système concentrationnaire nazi en 1943. Opposants politiques, Juifs, Tziganes, Témoins de Jéhovah, homosexuels, toutes les catégories de victimes de la doctrine hitlérienne sont présentes à Bergen-Belsen. A l'approche de la défaite allemande, le camp devient un véritable mouroir: parce qu'il accueille les déportés évacués des camps proches du front, sa population passe de 7.300 prisonniers en juillet 1944 à 60.000 personnes en avril 1945. Le manque de nourriture, les structures insuffisantes, les épidémies qui se propagent font des ravages ; et aux milliers de cadavres entassés découverts par les soldats britanniques

le 11 avril 1945 s'ajoutent dans les jours qui suivent, la mort de 13.000 anciens prisonniers malades et trop affaiblis. Au total, environ 50.000 personnes sont mortes à Bergen-Belsen dont Anne Frank en mars 1945. 22-23 avril: Libération en Allemagne de Sachsenhausen par l'Armée Rouge et de Flossenbürg par les Américains 29 avril 1945: Le premier camp de concentration nazi, Dachau, est enfin libéré Créé en 1933 en Bavière, Dachau est le premier camp de concentration du régime nazi. Il est à l'origine destiné aux prisonniers politiques allemands puis aux Tziganes, Témoins de Jéhovah et homosexuels et enfin aux Juifs à partir de 1938. Presque 200.000 hommes en 12 ans sont internés à Dachau. Soumis au travail forcé, les détenus sont également des cobayes pour les monstrueuses expériences des médecins nazis. Comme Bergen-Belsen, Dachau est en 1945 la destination finale des nombreuses «marches de la mort». L'arrivée des nouveaux prisonniers provoque une surpopulation et une propagation du typhus dévastatrice. Lorsque Dachau est à son tour menacé par l'avance des troupes alliées, les SS commencent à procéder à une évacuation au cours de laquelle ils assassinent de nombreux prisonniers trop faibles pour marcher.

A l'arrivée des Américains le 29 avril, plus de 30 wagons remplis de cadavres de prisonniers morts pendant le déplacement vers Dachau, sont encore stationnés. Les soldats américains découvrent à Dachau les cadavres de prisonniers après la libération du camp.

30 avril 1945: L'Armée rouge arrive à Ravensbrück le camp des femmes Ravensbrück est le seul camp de concentration nazi réservé aux femmes (un petit camp pour les hommes est implanté à côté mais reste totalement isolé de celui des femmes). Construit en 1938 dans le nord de l'Allemagne, il accueille ses premières prisonnières le 18 mai 1939. Un four crématoire et une chambre à gaz sont ajoutés respectivement en 1943 et 1944. 90.000 femmes environ trouvent la mort à Ravensbrück, affamées, torturées, exécutées, gazées ou soumises aux délires des médecins SS. De nombreux enfants également sont assassinés de manière effroyable.

En mars 1945, les prisonnières sont emmenées dans des marches forcées au cours desquelles les survivantes sont libérées par les troupes soviétiques. Ces dernières pénètrent dans le camp de Ravensbrück le 30 avril: il ne reste que 3.500 détenues, souvent malades, dont beaucoup meurent dans les jours suivants. Les derniers camps libérés: 5 mai: Neuengamme en Allemagne par les Britanniques et Mauthausen en Autriche par les Américains ; 8 mai: Theresienstadt (Terezin) en Tchécoslovaquie par l'Armée soviétique 9 mai: Stutthof en Pologne par l'Armée soviétique Sources: Encyclopédie multimédia de la Shoah de l'USHMM (United States Holocaust Memorial Museum) Chronologie des évacuations et libération des camps, Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah-Amicale d'Auschwitz 20 minutes Sssssssssssssssssssssssssssssssssssss Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

 

 

Gérard Flocher déporté STO en 1943 a Königsberg ( prusse orientale ) mon pére Raymond FLOCHER sur le plan en haut a droite la ville s'appelle maintenant Kaliningrad , aprés la geurre beaucoup de ville en russie on changée de nom , la ville se trouve a l'enbouchure du fleuve Niemen déporté de mail 1943 a septenbres 1943 permision spécial pour la naissance de sa fille ainée Liliane Flocher née septembre 1943 il ne retourna pas au camp se cacha et il se procura de faut papier par un copain résistant pour circuler librement décoré de la médaille des déportés réfract

Gérard Flocher Données historiques de königsberg L'ancienne ville allemande de Königsberg s'est développée autour d'une forteresse bâtie par les chevaliers Teutoniques en 1255. De 1457 à 1525, la forteresse devint la résidence officielle du grand maître de l'ordre Teutonique et, de 1525 à 1618, accueillit les ducs de Prusse. Frédéric Ier fut couronné en tant que premier roi de Prusse dans la chapelle du château en 1701. Après la Première Guerre mondiale, la ville de Königsberg devint la capitale de la province allemande de la Prusse orientale. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Königsberg fut occupée par les troupes soviétiques. Ce sont les accords de Yalta en février 1945 et de Potsdam en juillet-août 1945, qui rattachèrent ce petit territoire allemand en dédommagement de la Seconde Guerre mondiale. La Prusse orientale fut alors partagée entre la Pologne, qui reçut les deux tiers du territoire, et l’Union soviétique, qui occupait le reste du territoire. Mais le traité de paix qui devait sceller cet accord entre les alliés et les puissances de l’Axe ne fut jamais signé. L'URSS évacua en 1948 les populations allemandes qui n’avaient pas fui devant l’avancée de l’Armée rouge en 1945; elles furent toutes expulsées en Allemagne de l'Est. Par la suite, l'URSS incita des Russes, des Biélorusses, des Ukrainiens et des Lituaniens à venir s'installer dans le territoire de Kaliningrad. Tous les noms de lieu furent russifiés, y compris Königsberg qui devint Kaliningrad. Néanmoins, l'ancienne présence allemande survit encore dans l'architecture pré-soviétique. Kaliningrad acquit aussitôt une fonction stratégique, grâce notamment à la présence de la Flotte de la mer Baltique et demeura interdite aux étrangers. Les effectifs de la Flotte soviétique atteignirent rapidement les quelque 100 000 hommes. En 1991, lors du démembrement de l’URSS, le territoire de Kaliningrad fut considéré comme une menace par l'Europe de l'Ouest. La Russie réduisit sa Flotte à quelque 10 000 hommes en 2005, tandis que son commandement fut déplacé à Saint-Pétersbourg. L'enclave russe fut laissée à elle-même et acquit la réputation d’une région pauvre, dépendante, isolée et polluée, aux prises avec des trafics de drogues et d'armes, des réseaux de prostitution et de la contrebande transfrontalière. Dès lors où les pays baltes et la Pologne manifestèrent leur désir de joindre l'Union européenne, l'enclave russe devint une source de préoccupation pour Bruxelles, ce qui suscita aussi un regain d’intérêt de la part de Moscou. En raisons des accords de Schengen, les frontières de Kaliningrad devinrent en juillet 2003 des frontières extérieures de l'Union européenne, ce qui eut pour effet de rendre encore plus difficiles les liaisons terrestres avec la Russie. Le 27 avril 2004, un accord entre l'Union européenne et la Russie fut trouvé en exemptant de droits de douane et de transit les marchandises traversant le territoire lituanien. De son côté, la Russie considère primordial le rôle stratégique de Kaliningrad comme potentiel défensif russe dans la région de la mer Baltique. Avec la disparition de l'Union soviétique, il ne reste plus à la Russie que deux bases navales sur la mer Baltique: Kronstadt (Saint-Pétersbourg) bloquée par les glaces l'hiver et Baltiisk, dans l'oblast de Kaliningrad. La Russie craint aussi la menace séparatiste des Kaliningradois. Elle a augmenté sa présence militaire de manière significative: il y aurait présentement quelque 60 000 militaires dans l'enclave. Par ailleurs, la Lituanie, qui fournit à l'oblast 80 % de son électricité et couvre une grande partie de ses besoins alimentaires, exige une démilitarisation totale de l'oblast.

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