BUTTE DE BIARD 1942/1944

La défaite en juin 1940, avec l’instauration de la ligne de démarcation, provoque l’occupation des deux tiers de la France par l’Allemagne nazie. L’État français succède à la IIIe République. Le maréchal Pétain, doté des pleins pouvoirs le 10 juillet 1940, incarne ce régime autoritaire, corporatiste, antisé- mite et anticommuniste qui collabore avec l’Allemagne nazie. La démocratie est réduite au silence. La répression s’abat brutalement sur les « ennemis désignés » du régime de Vichy : les élus républicains, les partis politiques et les syndicats (en premier lieu les militants communistes), les francs-maçons, les Juifs et tous ceux qui refusent la défaite et qui décident de poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie et l’État français. Un climat de terreur débute dès l’été 1940. Jusqu’à la Libération de la France, plus de 3 100 condamnés à mort par un tribunal militaire allemand sont passés par les armes et plus de 800 otages sont fusillés en représailles d’attentat contre les troupes allemandes 1 *. À Paris comme en province, clairières ou sites militaires de l’armée française sont requisitionnés par les autorités allemandes. Les principaux lieux d’exécution sont le Mont-Valérien et le stand de tir de Balard près de Paris, Souge près de Bordeaux, Rouen, Dijon, Angers et le champ de tir de Biard près de Poitiers.

Zones d’occupation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale 

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Ici, 128 hommes sont passés par les armes des pelotons d’exécution allemands du 7 mars 1942 au 4 juillet 1944. Si le site du champ de tir de Biard est le principal lieu de répression par fusillade, après condamnation à mort par un tribunal militaire allemand, dans la région Poitou-Charentes, des condamnés sont exécutés en d’autres lieux : - dans la forêt de La Braconne (16) ; - au stand de tir des Trois Chênes à Angoulême (16) ; - à Chef-de-Baie, près de La Rochelle (17) ; - dans la clairière de Chizon (79).

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Les moyens des Allemands pour faire respecter les intérêts du IIIe Reich et l’ordre établi sont importants. Le Commandement militaire en France (Militärbefehlshaber in Frankreich), installé à Paris, quadrille le territoire par la mise en place de Kommandanturen, subdivisées en échelon régional, départemental et communal. L’administration militaire s’appuie, entre autre, sur l’armée allemande (Wehrmacht) et sa police militaire (Feldgendarmerie). Dès l’été 1940, en zone occupée, les Allemands instaurent des tribunaux militaires dépendant du Commandement militaire et rattachés aux Feldkommandanturen (échelons départementaux). Le tribunal militaire de la Feldkommandantur 677, siégeant au Palais de Justice de Poitiers, prononce les condamnations à mort des fusillés du champ de tir de Biard. À partir de mai 1942, avec l’installation en France de Karl Oberg, chef supérieur de la Schutz Staffel (SS)2 et de la Police, la police de sûreté et les services de sécurité (SIPO-SD3 ) agissant jusqu’à alors dans la discrétion, contrôlent peu à peu la répression policière. Les antennes régionales de la SIPOSD, dont celle de Poitiers située rue des Ecossais, poursuivent sans relâche les résistants. Les organes de répression Les autorités d’occupation

Le régine de vichy

L’État français concourt, aux côtés de l’occupant, à la traque des opposants désignés sous le terme de « terroristes ». Réorganisés par le régime de Vichy, les services de police, de gendarmerie et des renseignements généraux surveillent la population. La Milice, créée en janvier 1943, est investie d’une mission de répression et de propagande active en faveur de l’ordre établi. Cette organisation participe à la lutte contre les résistants. Des forces de police spécifi ques sont également mises sur pied. Le 10 juin 1942, la Section des Affaires Politiques (SAP) est établie dans chaque service régional de police judiciaire. Elle a pour mission d’instruire les affaires qualifi ées de « menées antinationales » (prioritairement communistes). En Poitou, la 22e brigade de la SAP, dirigée par le commissaire Rousselet, est installée en novembre 1942. En avril 1943, la SAP-SD complète le dispositif. Elle comprend trois policiers allemands du SD et trois policiers français de la SAP. Leur mission est de traquer les opposants politiques.

La « politique des otages »

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tL"attaque de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) par l’Allemagne nazie, le 22 juin 1941, transforme les visages de la résistance. Certains résistants communistes privilégient la lutte armée. Les attentats contre les officiers allemands et le sabotage des intérêts de l’occupant se multiplient. En réaction, ce dernier instaure un climat de terreur pour briser toute forme de résistance et limiter le soutien de la populaation à la désobéissance grandissante. 

La répression se radicalise à l’été 1941. Hitler exige des représailles massives. Le maréchal Keitel ordonne, le 16 septembre 1941, l’exécution de 50 à 100 communistes pour un soldat allemand tué. La « politique des otages4 » est offi ciellement instaurée. Le 1er mars 1942, une sentinelle allemande est exécutée rue de Tanger à Paris. Le 30 avril 1942, un sabotage meurtrier frappe un train de soldats permissionnaires allemands dans le Calvados. 

En réaction, le Commandement militaire allemand décrète l’exécution d’otages. Neuf d’entre eux, militants du Parti communiste clandestin5 , actifs en région parisienne, sont extraits du Centre de séjour surveillé situé à Rouillé près de Poitiers. La justice française les avait préalablement condamnés pour activité communiste, diffusion de journaux clandestins (La Vie ouvrière, L’Humanité,…), détention de matériel d’impression ou participation active à des manifestations interdites. Ils sont fusillés le 7 mars et le 30 avril 1942 sur le champ de tir de Biard. 

Les résistants face à la répression

Des hommes dans la clandestinité

La Résistance a de multiples visages qui ne cessent d’évoluer au gré du confl it. Dans les premières heures de l’Occupation, aux réactions spontanées et individuelles succèdent la création de mouvements de résistance. La lutte contre l’occupant et la mobilisation de l’opinion publique constituent leur principale forme d’action (diffusion de tracts et journaux clandestins). Depuis Londres, les Alliés organisent des réseaux de renseignements destinés au recueil d’informations concernant les mouvements des troupes allemandes et les positions de l’occupant. Dans la région Poitou-Charentes, agissent les réseaux Alliance, Confrérie Notre-Dame, Louis Renard…

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nationale 10 et la ligne ferroviaire ParisBordeaux pour, à défaut de neutraliser, retarder les déplacements des troupes et du matériel allemands, en particulier après le débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944. Dans les premiers temps, les recrutements dans la résistance s’opè- rent principalement dans les cercles familiaux, amicaux, professionnels et politiques. Ainsi, nombreux sont les fusillés de Biard à partager un même lieu de travail ou encore à s’engager dans la reconstitution du Parti communiste clandestin dans leur ville. Les affi nités d’avant-guerre priment. L’action clandestine nécessite ces garanties de confi ance. 

À partir de 1942, avec la promulgation de la Relève forcée puis du Service du Travail Obligatoire (STO)9 par l’État français, les cercles de recrutement s’élargissent. De jeunes réfractaires, hostiles à l’obligation de travailler en Allemagne, choisissent d’entrer en clandestinité et n’hésitent pas à s’éloigner de leur foyer. Les jeunes Saintongeais, Michel Barillaud, René Brandet, Roger Guintard, et Marcel Gaillardon rejoignent, grâce à un contact établi, des maquis en Corrèze. Dans le marais poitevin, c’est une dizaine de réfractaires originaires de Loire-Atlantique, des Ardennes et de la région parisienne qui constitue un groupe FTP.

8 mai 1944 : exécution de 33 hommes du maquis de Négret (16)

En 1943, les frères Potevin, entrepreneurs à Saint-Claud (16), cachent des réfractaires au STO Ce groupe en formation, rattaché au maquis Foch, dépend de l’Armée Secrète (AS). Après un accrochage à Saint-Mary (16) en février 1944, les Allemands arrêtent quatre personnes. Les traitements infligés à la prison Saint-Roch à Angoulême brisent le silence. Les révélations extorquées confirment la présence d’un maquis à Négret. Le 22 mars 1944, les troupes d’occupation aidées des policiers de la SAP de Poitiers lancent une vaste action de représailles visant la destruction de ce groupe. À leur arrivée, les lieux sont déserts. Entre temps, pour faire face à l’afflux de nouvelles recrues, les maquisards déplacent leur base dans une grange située à Endourchapt sur la commune de Saint-Laurent-de-Céris (16). Ils sont placés sous le contrôle du maquis AS Bir Hakeim. Poursuivant leurs investigations, les forces répressives arrêtent des jeunes gens, qui, sous les coups, livrent le nouvel emplacement. L’assaut est lancé en fin de matinée. Si quelquesuns réussissent à s’enfuir, 34 maquisards sont arrêtés. Transférés à Poitiers, 33 sont condamnés à mort et fusillés à la butte de Biard le 8 mai suivant. Le dernier est déporté à Dachau. Il périt au cours des marches de la mort. Le 8 mai 1944 est le jour où l’on dénombre le plus de fusillés à Biard.

Le développement d’actions armées et l’apport de jeunes fuyant le STO dans les rangs de la Résistance rendent plus vulnérables ces hommes. La jeunesse paie un lourd tribut. Deux tiers des fusillés de Biard sont âgés de moins de 25 ans. Des précautions s’imposent pour garantir la sécurité de ces hommes : le recours au pseudonyme et à la fausse identité, les contacts limités entre individus, le cloisonnement strict. Ces mesures doivent permettre d’éviter que l’arrestation d’un seul homme ne conduise au démantèlement du groupe. Des complicités sur le terrain sont aussi nécessaires pour trouver des lieux d’hébergement et des points de contact. De ces planques, les consignes sont transmises et les relations entre différents groupes facilitées. Roger Halope, alias Petit Louis, entre en clandestinité totale pour échapper à la répression qui s’abat dans le Maineet-Loire. Il trouve refuge dans deux planques successives à Paris avant d’être  envoyé en mission dans la région de Poitiers. Agent de liaison, il reçoit du responsable interrégional les directives de l’organisation qu’il transmet aux chefs de groupe agissant sur ce territoire. Arrêté en décembre 1942 dans sa planque de Chardonchamp, située sur la commune de Migné- Auxances (86), il est fusillé à Biard le 22 mai 1943. Germinal Martel, alias Georges, instituteur près de Douai (59), participe dès l’été 1940 à la constitution de l’OS sur ce territoire de la zone interdite rattaché au Commandement militaire allemand de Belgique. Membre du Comité central des Jeunesses communistes, il assure la direction de la grève des mineurs du Nord en mai 1941. Pourchassé, Germinal Martel est condamné à mort par contumace par le tribunal français de Douai. Il prend ensuite la responsabilité d’interrégional. Ses missions le conduisent fréquemment à Châtellerault où il est hébergé 

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clandestinement par madame Hilaire. Son rôle est d’établir la liaison entre le commandement parisien et les groupes FTP Afi n d’assurer leur sécurité, il fait en sorte de muter les responsables FTP de l’usine Rocher à Cenon-sur-Vienne (86) à la Manufacture d’armes de Châtellerault. Malgré toutes les précautions prises, comme le changement fréquent de caches, un vaste coup de fi let provoque son arrestation à la poste de Châtellerault et celles de 16 membres du groupe. Il est fusillé à Biard le 28 mai 1943.

 De la traque à l’arrestation

Les techniques d’investigation de la 4e brigade de police d’Angers, de la 22e brigade de la SAP et du SIPO-SD fi nissent, bien souvent, par déjouer toutes les précautions prises. Les services répressifs traquent sans relâche toutes les activités dissidentes, qualifi ées de menées « antinationales » et « terroristes ». Ces services, à l’effi cacité redoutable, portent sur ce territoire des coups fatals à la résistance de fi n 1942 à 1944 et démantèlent de nombreux groupes armés et des maquis actifs dans les quatre départements de la région. Les circonstances de l’arrestation sont variées. La délation ou la trahison peuvent fournir à la police une adresse ou un nom. Telles sont les raisons du démantèlement du groupe du Marais en mai 1944 dont les membres sont fusillés le 4 juillet 1944

L’imprudence ou la fuite précipitée sont également des éléments qui aboutissent à l’arrestation d’un groupe. À partir d’une veste oubliée pré- cipitamment, contenant une carte d’identité et des documents compromettants, les enquêteurs de la SAP arrêtent plusieurs personnes à Neuville-de-Poitou (86) et dans le sud des Deux-Sèvres. Une surveillance accrue à l’approche de dates symboliques, comme celle du 1er mai 1944, concourt également à des arrestations et au démantèlement de groupes FTP dans les départements des Deux-Sèvres et de la Vienne. Il est diffi cile enfi n de résister à la torture. Les interrogatoires se déroulent dans les sous-sols de la prison de la Pierre-Levée à Poitiers. Pendant plusieurs jours, un déchaînement de violence s’abat sur les prisonniers afi n de briser toute capacité de résistance. Les témoins entendus aux procès des membres de la SAP à la Libération attestent de ces traitements inhumains pour arracher un indice, un nom, une adresse. Les arrestations en cascade anéantissent les organisations clandestines. Ainsi, par exemple, les tortionnaires de la SAP extorquent à Charles Susdorf, responsable des FTP de Châtellerault, arrêté le 3 novembre 1943, des renseignements qui conduisent à l’arrestation d’autres militants de la Vienne. La SAP porte un coup rude à la résistance communiste.  

En douze jours, des cadres départementaux et régionaux tombent comme Paul André Ferrard, alias Claude, responsable politique pour le département des Deux-Sèvres, arrêté le 14 novembre 1943 et fusillé le 15 janvier 1944 comme Charles Susdorf. Les forces de répression mobilisent des moyens importants. En janvier 1943, Fernand Marit, résistant châtelleraudais, déporté au camp de concentration de Sachsenhausen, est rapatrié sur ordre du SIPO-SD à la prison de la Pierre-Levée pour subir des interrogatoires dans une enquête en cours. Condamné à mort, il est fusillé le 11 septembre 1943 à Biard.

on de la Pierre-Levée sous escorte, les résistants sont traduits devant le tribunal allemand de la Feldkommandantur 677. À leur arrivée au Palais de justice de Poitiers, les familles ne peuvent que les apercevoir. Les chefs d’inculpation sont divers : détention illégale d’armes, sabotages, détention de matériel de propagande, hébergements d’illégaux, etc. Les accusés sont autorisés à avoir un avocat mais leur désignation est soumise à l’approbation du tribunal. La charge est particulièrement ardue pour la défense. Le dossier transmis est volontairement parcellaire. Aucun contact entre l’accusé et l’avocat n’est autorisé avant la première journée d’audience. Le recours en appel est interdit. Les dignitaires nazis refusent les recours en grâce formulés par les condamnés à mort. À l’annonce de la condamnation à mort, quelques-uns réaffi rment la légitimité de leur combat. Joseph Berthou crie au président du tribunal annonçant sa condamnation à mort, le 24 novembre 1942, sa fi erté de participer à la lutte contre le nazisme et de mourir pour la libération de la France. Le tribunal allemand de la Feldkommandantur 677 prononce 11 condamnations à mort de juin à décembre 1942, 41 en 1943 et 67 de janvier à juillet 1944. L’attente de l’exécution de la sentence dure de quelques heures à quelques jours. Dans leur cellule, les condamnés sont face à une certitude : la mort inévitable. Sur les murs, quelques condamnés laissent trace de ces heures d’attente : - « Bejeau Lucien, 23 ans, d’Angers, condamné à mort »; - « Ramdane Bedja, condamné à mort le 23 juin 1944 ». 

D’autres expriment dans une dernière lettre adressée à leur famille la légitimité de leur combat, l’espérance de la libération prochaine de la France, la poursuite de la lutte, le courage, la mort digne. La Marseillaise, l’Internationale, le Chant du départ sont parfois entonnés pour défi er une dernière fois l’adversaire qui conduit le condamné au peloton d’exécution. En écho, les internés de la prison de la Pierre-Levée reprennent les chants pour saluer leurs camarade

Assis sur leurs propres cercueils, dans des camions bâchés, ils quittent la prison en direction de la butte de Biard. Les Allemands prennent soin d’écarter les personnes présentes à proximité du lieu d’exécution. Les rares témoignages indiquent que des hommes aux mains attachées chantaient des hymnes patriotiques. 

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L’opinion publique face à un climat de terreur

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Pour maintenir un climat de terreur, les Allemands annoncent les exécutions par voie de presse ou d’avis placardés sur les murs. La Résistance détourne ces avis pour exhorter la population à se mobiliser. Les exécutés sont érigés en martyrs. Des manifestations clandestines sont organisées sur les lieux de travail des suppliciés pour honorer leur combat et poursuivre la lutte. En réaction, à partir de 1942, sur ordre des autorités d’occupation, les annonces se raréfi ent. Les autorités craignent rapidement que les emplacements de sépultures deviennent des lieux de recueillement voire de manifestations

Des règles strictes sont imposées. Les cercueils ne portent pour toute inscription qu’un numéro. Ils sont enterrés anonymement et de façon dispersée dans les communes proches de Biard : Croutelle, Migné-Auxances, Montamisé, Bignoux, Ligugé, Fontainele-Comte,… Il est interdit aux familles de rapatrier les corps de leurs proches. La pose sur les tombes d’inscription ou de symbole faisant allusion à l’exécution des fusillés ou représentant une glorification politique est formellement interdite. Les seules concessions accordées par l’occupant sont le fl eurissement des tombes, la pose d’une croix ou d’une pierre tombale.

La mémoire des fusillés de Biard

À la Libération, les hommages, clandestins sous l’Occupation, prennent un caractère offi ciel. Chaque commune honore la mémoire de ses fusillés. Le 24 juillet 1948, le général de Gaulle, en visite dans la région PoitouCharentes, leur rend un hommage solennel au champ de tir de Biard. Les autorités politiques, civiles, militaires, religieuses, les associations de résistants et de déportés, les anciens combattants et la population inaugurent le 8 mai 1949 le monument des fusillés. Composé d’une dalle de bronze, il porte l’inscription de 130 noms. Paul Fergeault et Louis Marty n’ont pas été fusillés sur ce site mais exé- cutés sans condamnation à mort à Vaugeton (86), le 27 juin 1944, avec 29 autres de leurs camarades.

Depuis 1949, une cérémonie d’hommage est organisée à Biard, chaque année le dernier dimanche d’avril, à l’occasion de la journée nationale commémorative des victimes de la déportation. L’aménagement ferroviaire du territoire, par la création de la ligne à grande vitesse, suscite une mobilisation commune pour conserver la mémoire de ce lieu. En 2012, le monument est déplacé de quelques mètres. Il se rapproche du lieu originel des exécutions. Pour créer un espace de recueillement à la mémoire des victimes de la répression, il est intégré dans un aménagement paysager. Un pupitre d’informations apporte au public l’histoire de ces hommes engagés pour la défense des valeurs républicaines, idéal qui les a conduits au peloton d’exécution

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