CEUX DES GROUES

Nuit du 30 avril au 1ere mai 1942

Il y a quelques pages,quand je vous ai transcrit la lettre derniére lettre de Dédé à sa maman. Je ne savais pas le pourquoi, il a été fusillé.

 voila le récit d'un résistant du J.C :

Ceux des groues.

    Dans la nuit du 30 avril au 1ere mai 1942, au cours d'une distribution massive de tracts de la résistance à romonrantin, deux jeunes, Jean Robin et Max Thenon, furent surpris par les feldgendarmes allemands. Dans l'obligation de se défendre, ils tirèrent les premiers et abattirent deux gendarmes allemands. L un de ces derniers succomba à ses blessures. Le lendemain, vague d'arrestations à Romorantin : Jean Robin, Edouard Roguet, Roger Morand, Isidore Pétat, et gustave Crochet furent arrétes. Tous seront fusillés ou exterminés a Auschwitz.

    A la suite de cette affaire, le 5 mai 1942, une dizaine d'otages furent fusillés au camps des groués, près d'Orléans, dont Marc Auger; Guy Cacault; Bernard Amiot, Pierre Mandardt et André Murzeau tous du groupe des J.C du loir et cher, dirigé par Marcel Marteau. Ce fut le début des excutions massives d'otages. Ce fut aussi la p"riode ou nos jeunes n'acceptérent plus passivement les arrestations. Le stade de la propagande et des sabotages étaient désormais dépassé.

    Bien sur, nous savions que pour un allemends tué, cinq des notres mourraient parmi les meilleurs. Mais nous savions aussi que nos camarades arrétés avaient trés peu de chance de revenirs vivants, l'arrestation signifiant bien souvent la mort.

    André Murzeau était agé de 22 ans, quand on vint le chercher dans son cachot à poissy, pour le conduire au peleton d'excution. Avant mourrir pu écrire a sa maman, une lettre pleine de tendresse.

Vous trouverez cette lettre dans le menu.

Henri Martin décrit l’aspect général du camp :

« Il est assez vaste, contenant environ une dizaine de grandes baraques. Un double réseau de fils barbelés en fait le tour. Une sentinelle est disposée tous les dix mètres à l’intérieur et des patrouilles circulent dans le chemin de ronde. Nous sommes bien gardés !… » Jacky Tronel

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