"CONVOIS DE LA HONTE"

"CONVOIS DE LA HONTE" La réalité historique, telle qu'elle a été rétablie par la découverte de la "facture Schaechter", par le rapport Bachelier et par le procès Georges Lipietz, est que la SNCF, alors société d'economie mixte, avait passé une "convention de l'espèce" pour le transfert des "internés, expulsés, etc.", selon laquelle elle recevait une rémunération (avec intérêts moratoires !) pour l'enfermement et le transport de Juifs. Elle participait activement aux réunions techniques d'organisation des "convois de la honte" (R. Delpart) avec la police française de René Bousquet. Malgré le télégramme Bousquet prescrivant d'"assurer eau potable et seau hygiénique dans wagons bestiaux", la SNCF, non seulement assoiffait ses prisonniers jusqu'à la folie et la mort, mais protestait contre les organisations humanitaires qui prétendaient distribuer de l'eau sur le trajet. Elle récupérait les tinettes et brocs (quand il y en avait) à la frontière allemande afin qu'ils ne se perdent pas en Allemagne. En un mot, elle faisait payer extrêmement cher sa contribution à la destruction des Juifs de France, dont elle fixait, avec ou sans l'accord de l'Etat Vichyste, les modalités les plus cruelles. La réalité historique, telle qu'elle a été rétablie par la découverte de la "facture Schaechter", par le rapport Bachelier et par le procès Georges Lipietz, est que la SNCF, alors société d'economie mixte, avait passé une "convention de l'espèce" pour le transfert des "internés, expulsés, etc.", selon laquelle elle recevait une rémunération (avec intérêts moratoires !) pour l'enfermement et le transport de Juifs. Elle participait activement aux réunions techniques d'organisation des "convois de la honte" (R. Delpart) avec la police française de René Bousquet. Malgré le télégramme Bousquet prescrivant d'"assurer eau potable et seau hygiénique dans wagons bestiaux", la SNCF, non seulement assoiffait ses prisonniers jusqu'à la folie et la mort, mais protestait contre les organisations humanitaires qui prétendaient distribuer de l'eau sur le trajet. Elle récupérait les tinettes et brocs (quand il y en avait) à la frontière allemande afin qu'ils ne se perdent pas en Allemagne. En un mot, elle faisait payer extrêmement cher sa contribution à la destruction des Juifs de France, dont elle fixait, avec ou sans l'accord de l'Etat Vichyste, les modalités les plus cruelles.

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En 1943 et 1944, 21 convois transportant 22.407 personnes internées dans le camp voisin de Drancy ont quitté la gare de marchandises de Bobigny pour les camps de la mort. Au total, 74.000 juifs ont été déportés de France.

 

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