EN CORSE

La Corse, on parle souvent de ces valeureux résistants qui, au péril de leur vie, se sont battus pour que l'île soit le premier département français à être libéré de l'occupation. Mais on oublie souvent qu'ici comme ailleurs, des hommes et des femmes ont collaboré avec les forces armées italiennes et le régime de Vichy. Certes, ils n'étaient pas très nombreux .

Malgré tout, la collaboration revêt en Corse divers aspects.

« On distingue plusieurs formes de collaboration avec l'ennemi.  Ils se retrouvent les membres du Parti populaire français de Jacques Doriot dont le bras droit n'est autre que Simon Sabiani, maire de Marseille ,Il y a beaucoup de membres du PPF , les jeunes bonapartistes issus de la bourgeoisie sont virulents. Le maire de l'époque Dominique Paoli, ultra-conservateur et réactionnaire, sera jugé à la Libération.  Il envoie un message de félicitations à Mussolini . En 1942, il promulgue un arrêté municipal qui interdit aux femmes le port du pantalon dans sa ville. On retrouve également comme collaborateurs idéologiques, les Pétainistes ultras. 

Femmes tondues... et exécutions sommaires

 « Des histoires d'amour se nouent entre les soldats et certaines Corses. Il y en a dans la région d'Ajaccio et de Bastia et même dans les villages. Leur seule faute est d'avoir eu une relation avec l'occupant. Elles seront appréhendées et jugées pour ces motifs. D'ailleurs, sur leur fiche d'arrestation, on retrouve la mention "collaboration sentimentale". À la Libération, plusieurs d'entre elles seront tondues par les résistants. »

« La haine» des Corses, qui s'accroît avec l'occupation en novembre 1942 ,  va faire naître chez les Italiens qui vivaient déjà en Corse un sentiment patriotique. « Ces derniers qui souvent sont des journaliers ne trouvent plus de travail. Les Corses ne les emploient plus. Du coup, pour survivre, ils participent à l'effort de guerre et dénoncent des résistants ou des agissements suspects aux militaires transalpins. En échange, ils reçoivent de la nourriture ou des sommes d'argent qui leur permettent de nourrir leur famille. Entre septembre et octobre 1943, il y aura des exécutions sommaires de ces délateurs. »

Des chemises noires aux fenêtres pour saluer le Duce

Le 11 novembre 1942, des soldats italiens débarquent en Corse. À ce moment-là, dans toutes les villes de l’île, de drôles de manifestations ont lieu.. Ainsi ce jour-là, tous les bureaux de tabac de la ville sont pris d’assaut par les opposants à l’Italie fasciste . Certains Bastiais ne vont pas y acheter des cigarettes, mais des sortes d insignes  avec la tête de Maure bien visible . Le message était clair : « Vous êtes en Corse et ce ne sera jamais l’Italie. » 

 les partisans d’une Corse italienne de la Collaboration avec l’occupant ont trouvé un moyen de signifier leur soutien aille au Duce. Ils accrochent, sur les fils à linge, lorsque les Italiens pt dans les rues, des chemises noires symbole des troupes les plus radicales du régime fasciste. Une manière de dire : « Vous êtes les bienvenus... »

De nombreuses femmes seront tondues par les résistants après la Libération pour avoir entretenu des relations avec des soldats italiens. Ces photos ont été publiées en juillet 1944 par le magazine américai

 

                                                                                   Tondues

Sources Corse matin et AD