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MAREUIL-SUR-CHER

31 août 1944

Vers 2 heures, dans la nuit du 30 au 31 aout 1944, les habitants de Mareuil-sur-Cher sont réveillés par des bruits de moteurs, des éclats de voix et des coups dans les murs des maisons. 

Au petit jour, l'officier qui le commande prend contact avec le maire Paul Catelin ( nommé récemment par le gouvernement de vichy ) qu'accompagne le garde champêtre Goffrelo.

Le chef du convoi exige la fourniture immédiate de foin, d'avoine et impose la réquisition de chevaux et des bicyclettes.De meme, il s'enquiert des ressources de la commune, mais présente ces exigences sans agressivité particulieres,comme s'il s'agissait d'une formalité.

Commence alors le va-et-vient des cultivateurs, convoqués place de la mairie pour y apporter les produits demandés et y conduire leurs chevaux de trait qu'un vétérinaire militaire examine et classe par catégories.

Simultanément s'engage la chasse aux bicyclettes et toutes personnes qui passent dans la rue avec leur engins, en sont aussitôt  dépossédées malgré leur protestions.

Devant cette suite de contraintes, le secrétaire de mairie, Paul Doléne, s'empresse d'emporter chez lui les registres d'état civil concernant les jeunes de 18 à 25 ans, requis pour le S.T.O., ainsi que le registre en cours des délibérations du conseil municipal. Cette précaution était d'autant justifié, qu'un allemand qui se disait secrétaire du convoi, lui avait annoncé qu'il passerait le voir dans l’après midi à la mairie, pour lui demander des renseignements sur la commune.

Le maire reste en contact permanent avec le commandant du convoi, le dialogue s'établissant par l'intermédiaire d'un réfugié de Caen qui sert d'interpréte;

De leur coté, les soldats ne manifestent aucune attitude belliqueuse à l'endroit de la population.  

Leur séjour à Mareuil semblait devoir se passer sans problème,vu que les résistants avaient consigne d'éviter tout heurt avec eux.

Vers 9 h du matin le 31 aout, des civils viennent prévenir la maquis, qu'un allemand était au village du Haut- Guéret, apparemment à la recherche de ravitaillement;

Ce soldat ne dépendait pas du convoi statonné dans Mareuil, mais d'une unité se trouvant à Saint-Aignan.

Ne le voyant pas revenir, ses chefs envoient tout d'abord, une patrouille à sa recherche, au cours de la matinée.Celle-ci se heurte à des éléments de la compagnie du F.F;I., et il en résulte un premier accrochage qui fait un mort dans les rangs du maquis, Albert Robin.Le lieutenant Georges Guiet "Camille",qui commande la compagnie, se rend compte qu'un affrontement risque d'avoir des conséquences graves.Il ordonne alors le repli qui s'effectue en bon ordre, à pieds à travers bois, tandis que les camions sont mis en marche pour récupérer les hommes sur la route d'Orbigny.

Mais les allemands du secteur de Saint-Aignan des " SS "envoient des renforts dont la premier manifestation est de mettre en batterie un canon de 88 au lieu dit " la Croix de Bagneux "dont le tir est pointé sur le Bas-Guéret.

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Pendant qu'ils décrochent après avoir brûlé les documents de le compagnie F.F.I., ils ont le temps de voir arriver une bande d'allemands déchaînés poussant des hurlements et mitraillant au hasard.

Il s'agissait d'une escouade d'une vingtaine jeune soldats puissamment armés venus de Saint-Aignan. Aprés avoir ingurgité de fortes doses de rhum, ils prirent la direction du Haut-Guéret et des Touches 

Leurs recherches seront vaines puisque le maquis avait emmené le prisonnier lors de son repli.  

En tut début d’après midi, surgi une voiture qui s’arrête à grand bruit de klaxon et de coups de frein brutaux, au point de déraper. En descendent deux officiers allemands dont " un grand type décharné à face d'échappé de prison "qui demande ou sont le maire se précipite vers une maison proche, celle de la famille Marquet, et le secrétaire de mairie " Paul Doléne ".

Le gradé en question est accompagné d'un peloton de soldats,armes braquées, et le groupe se dirige vers la mairie, en emmenant  comme guide le garde champêtre.

Dans boug,l'arrivant rencontre le chef du convoi, et une voilente discuion s'engage entre les deux officiers. Ce dernier cité s'efforce de faire admettre à son irascible collége,que les gens du pays, et en premier lieu responsables communaux avec qui il était en contact permanent depuis le matin, n'étaient enaucune maniére impliqués dans la dispariion du soldat recherché.Maisl'autre ne veut rien entendre, et annonce qu'il allait faire fusiller des otages et brûler le village.

Toutefois, il ne met pas son projet à exécution car il est probable que le chef du convoi qui a derriere lui des centaines d'hommes, l'ait averti fermement qu'il ne le tolérait pas.

Furieux, l'officier S.S. bondit dans sa voiture et hurle des ordres a son détachement lequel se dirige, a bicyclette vers " Les Touches"

D'autre part, pour ajouter au climat de tension, parvient la nouvelle de l'attaque par un maquis indéterminé, d'une colonne d'une quarantaine de camions de l'armée allemande, sur la route de Céré-la-Cronde, au cours de laquelle il y aurait eu deux morts et un blessé chez les allemands, un mort et plusieurs blessés, du coté maquisards.

La pièce d'artillerie mise en batterie à la Croix de Bagneux, tire maintenant sur les hameaux de l'Herpiniere et du Haut-Guéret. Un fermier de ce dernier lieu cité, Jacques Delany, intervient auprès du chef de section et réussit à le convaincre de faire cesser le pilonnage, mais il est pris en otage ainsi que son commis, Garnon et l'épouse de celui-ci.

Le groupe de répression parti du bourg de Marieul, investit alors l'Herpiniere et met  le feu aux maisons de  Mme Veuve Morin et de Louis Le Frapper ancien prisonnier de guerre libéré pour raisons sanitaires. Il est arrêté à son tous, avec un autre habitant, Courant Bernard, qui logeait chez son beau- frère, M Arnault.

Toujours dans un état d'extreme exitation, les assaillants se dirigent ensuite vers le Haut-Guéret. Un cultivateur, Emile Barbier,pere de quatre enfants,est abattu sur leseuil de sa maison.Les menbres de sa familles'étant éloignés, sesmeurierslancent des grenades incendiaires dans l'habitation, puis apres avoir fait sortir le bétail, mettent également le feu aux écuries, granges et autres dépendances. Une maison voisine dont le propritaire,M Lambert,habitait Saint-Aignan subit lememe sort.

Deux jeunes de Mareuil, André Battini et Pierre Moreau, bravant  la furie des excutants s'acharnent à sauver quelques meubles et un peu de literie.

C'est maintenant au tour du domaine du Bas-Guéret d'etre attaqué avec une violence accrue car quelques heures auparavant, y était cantonnée une compagnie F.F.I..

A ce nomment, la rage meurtriére atteint son paroxisme.Les propriétaires Jean et Albetr Cuvelier, leur vacher, Octave Couratin, et un ouvrier bourrelier d'Orbigny, Réné Tanchoux qui était en journée pour réparer les harnais des chevaux, sont fusillés aprés avoir été sauvagement frappés : Membres brisés ou disloqués, notamment en ce qui concerne Jean Cuvelier sur qui les agresseurs poussent la barbarie jusqu'a enfoncer à coups de crosses de fusils, la gibosité dont il était affligé.

Avant de partir la bande de forcenés met le feu au château et à la  ferme dont l'incendie se propageant, causera d'importants dégâts dans les environs.

Dans la soirée, on devait retrouver au coin d'un bois, les corps de Louis Le Frapper et de Bernard Courant, fusillés après avoir été torturés eux aussi.

Par contre, Jacques Delany et M et MmeGarnon seront relâchés sans plus de dommages

Ces éléments S.S. ont quittés le village pour perdurer plus loin leur sauvagerie

 

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Château de Guéret incendié


 

 

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