lHEING

Mort en liberté du nazi Heinz Barth, l'assassin d'Oradour-sur-Glane entre autre

Heinrich Lammerding, surnommé Heinz, voit le jour le 27 août 1905 à Dortmund Au début de la Seconde Guerre mondiale, Lammerding est affecté à la division « Totenkopf » (escadron de la mort) commandée par Theodor Eicke. Il est désormais à la tête d’hommes sans pitié, sans foi ni loi ayant participé à la campagne de Pologne. Lammerding est promu Commandant (Sturmbannführer) du bataillon du génie d’assaut de sa division. Ses troupes sont composées d’hommes violents et sanguinaires et elles se font connaître pour massacrer des prisonniers anglais (massacre de Paradis) Durant l’hiver 41-42, les batailles sont très rudes en URSS et malgré les quelques milliers d’hommes qui lui restent, la Totenkopf avec à sa tête Lammerding, résiste. La division reçoit même une médaille à cette occasion lors de la bataille de Demyansk. Mais beaucoup d’hommes ont péri et Lammerding doit procéder à de nouveaux recrutements. Il engage, pour reconstituer son « armée d’élite », des motocyclistes SS et des soldats dans un régiment d’infanterie. Lammerding devient ainsi chef de corps de « SS Infanterie Régiment Thule ». Ses actions sont des plus violentes et les prisonniers vivants se font de plus en plus rares… Lammerding désigne lui-même les villages russes qui doivent être détruits. Ainsi, indirectement, il participe activement à des massacres perpétrés par ses troupes. En 1943, il est nommé commandant en chef de ce qui reste de la SS Division « Das Reich ». Il a 5 000 hommes sous ses ordres. Cette nomination, discutée au sein de l’état-major d’Hitler, renforce la mégalomanie de Lammerding couvert par Himmler. En France, le Général Heinz Lammerding, puisqu’il a été ainsi promu, est chargé de reconstituer la compagnie « Das Reich ». Des soldats de Montauban sont appelés. On y trouve de nombreux Alsaciens dont Lammerding se méfie mais aussi d’anciens prisonniers russes qui ont préféré échapper aux centres de détention allemands. La compagnie « Das Reich » arrive dans le sud de la France alors que les alliés ont débarqué le 6 juin 1944 en Normandie. Les résistants et leurs actions donnent lieu à des représailles et à des massacres de la population comme ceux d’Oradour-sur-Glane et de Tulle. La guerre finie, Lammerding est jugé par contumace en France pour le massacre d’Oradour-sur-Glane. Condamné à mort par la France, l’Allemagne refusera de l’extrader et Lammerding vivra tranquille en Allemagne où il mourra d’un cancer le 13 janvier 1971.
×