JOSEPHINE RABAUDY

Josèphe Rabaudy,

Albi (81) - Libération de la ville Demain, la ville célébrera le 70e anniversaire de sa libération, le 19 août 1944. Josèphe Rabaudy, 92 ans, se souvient de ces fameux jours. Elle avait 22 ans. Josèphe Rabaudy, 92 ans, conserve soigneusement tous les documents relatifs à la Libération et surtout les derniers articles relatifs à André, son défunt mari, gendarme à Mazamet, qui a quitté sa brigade avec quatre autres collègues pour rejoindre la Résistance. André Rabaudy participera à quatre combats avec les maquisards, contribuant grandement à la Libération. Josèphe, chef de bureau à la Chambre de métiers, qui portait des courriers pour les résistants, l'épousera à la fin de la guerre. Josèphe vit toujours dans la rue de Balzac où son époux avait ouvert une épicerie tout en étant devenu l'homme de confiance de la famille Fraysse, travaux publics, avant de développer son commerce d'appareils ménagers et de machines à tricoter. Demain, elle le dit, elle ne fera pas la tournée des stèles et la cérémonie au monument aux morts. «Je suis fatiguée, mes jambes ont du mal à me porter», lance-t-elle en montrant la coupure de presse (4 mai 2014) qui raconte l'histoire de son mari et des efforts qui sont faits pour que ses actes soient reconnus officiellement. Josèphe, mère de trois filles, a trois petits-enfants et deux arrières petits-enfants. Elle avoue ne parler de ces jours terribles qu'en de rares occasions. «Il fallait voir Albi, ce jour-là, il n'y avait personne dans les rues, pas une voiture, rien lorsque les Allemands sont entrés. Tous les volets étaient fermés, l'avenue de Gaulle était vide jusqu'aux casernes. Moi, j'habitais à Carlus mais la route était coupée. Alors, avec les enfants de M. Bourdès qui ne voulait pas laisser son magasin, les poussettes et quelques amis, on est partis vers Canavières. Je me rappelle vaguement, on les entendait marcher dans les rues, tac, tac, tac, au pas. Après, ça tirait de partout sur le pont Neuf, sur les lices, mais je n'ai pas assisté aux combats…» .ladepeche