L ABBE HENRI PEAN

Un pur de la résistance en Touraine :

L’abbé Henri Péan curé de Draché , Prisonnier, libéré en 1941, il organise immédiatement un réseau de passage de la ligne de démarcation. Ce prêtre, habité de l’esprit de Dieu, a voulu servir jusqu’au sacrifice, il est entré en la mémoire des Tourangeaux et Tourangelles comme la figure la plus pure de la Résistance.

Engagé au réseau Vengeance en mars 1943, il organise dix groupes francs, et met sur pied une équipe de parachutages.

Nommé en septembre 1943 responsable départemental de l’Indre-et-Loire, il organise le recrutement et le groupement des éléments du réseau. Il a pratiqué sans arrêt, avec un dévouement admirable, une capacité peu commune de travail, la résistance sous toutes ses formes : évasion de prisonniers, passages clandestins de la ligne de démarcation, service de renseignements, hébergement d’agents secrets, rapatriement d’aviateurs alliés, fabrication de fausses cartes, camouflage de réfractaires du S. T. O. parachutages, etc.

Trois années sur les routes, de jour et de nuit, par tous les temps, il parcourait souvent 30 kilomètres à pied ou 100 kilomètres en vélo. Trois années de fatigues inouïes et de continuelles alertes, 2.000 personnes au moins, secourues, parachutages, tout cela, et bien d’autres exploits, que nous ignorons.

Arrêté le 13 février 1944, torturé â la prison de Tours, il meurt le 28 février 1944 à la suite des sévices subis.

Vengeance est un mouvement de la Résistance intérieure française créé en janvier 1941 en zone occupée par les docteurs Victor Dupont et François Wetterwald et qui fusionnera en novembre 1942 avec le mouvement Ceux de la Libération.

Le réseau Vengeance paiera un lourd tribut à la libération du pays avec 78 tués au combat et 979 membres arrêtés : 8 échappés, 21 abattus à l'arrestation ou tués sous la torture, 96 fusillés, 16 disparus, 45 internés jusqu'à la Libération, 793 déportés dont 389 sont morts en déportation, pour un total de 584 morts connus.

Avec tous ses chefs déportés ou tués, le réseau Vengeance n'a pas pu faire entendre sa voix à la Libération