L ATTAQUE DU MAQUIS DES SOUCHES

Lieu-dit " galop "

Le 11 juin 1944, une importante formation allemande d'environ 800 à 1000 soldats arrivant de plusieurs points " Villefranche, Maray, et Saint Loup " selon un plan d'encerclement, veut frapper un grand coup.

Aux Souches, les maquisards présents sont à peine une trentaine. Le maquis de Dum lui, compte une centaine d'hommes. Il est huit heures du matin quand une importante colonne allemande arrive au lieu-dit " Galop " en provenance de Villefrance. L'alerte est donnée, des coups de feu éclatent et déclanchent des tirs des fantassins allemands.

Devant l'ampleur de l'attaque, les résistants décrochent par petits groupes en couvrants leurs retraite par des tirs de retardements.

Au château des Souches se trouve le poste de commandement du maquis A-S " armée secrète " de la Chapelle ainsi que Madame Pearl Witherrington, officier britanique, dite " pauline " pour la résistance. C'est surtout cette dame que les allemands et la milice recherchent car elle est la liason entre le maquis et Londre pour le ravitallement en armes et munitions de la résistance.

Au cours de cette attaque Plusieurs menbres du maquis de l'A.S qui se trouve à la chapelle se portent vers le château des Souches pour prêter main forte aux combattants sur place.Ils avancent par groupes ne pressentant pas que les allemands ont investi le secteur et les bois. Un groupe est piége sans pouvoir se défendre, et fait prisonnier Dont GABRIEL THION de la chapelle. Il sera fusillé avec trois de ses camarades à Maves dans le Loir et Cher. MARCEL PIERRE est tué au cours de l'affrontement. Il était le frére de Mme Habault du " Bois Martin ". Les arbres qui obstruaient le route de Villefranche à Gracay ont manifestement sauvés le maquis. lE 13 juin 1944 les Allemands reviennent aux Souches accompagnés de la gestapo, des Français en l'occurence...... Apres la découverte d'armes dans une cave du château, et accusés d'avoir héberges des maquisards, les chatelains, M. et Mme Hay des Netunieres, sont arrétés. Lui sera fusillé à Bourges. Son épouse ne reviendra pas des camps de concentration. Avant de repartir, les Allemands incendient le chateau et la maison du garde.

La garderie des Souches

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Le chateau des Souches

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Ces deux immeuble ont été iincendiés sue ordre de la gestapo de Bourge, le 13 juin 1944

 

Bilan des événements du 11 juin 1944 dans ce secteur, est lourd:

--6 tués au combats: 1 aux Souches, 1 a la Croix des Palmes à Dum le "poelier, 3 aux Bezards " Dum ", 1 aux Mineaux " Saiint Christophe en Bazelle "

-- 8 captures, blessés aux Mineaux.

-- 1 fait prisonnier et disparu au Mineaux.

-- 3 fisillés à cayenne " Saint Cristophe en Bazelle "

-- 4 exécutés, le 12 juin 1944 à Maves, après avoir été fait prisonners au combat du , le 11

-- 1 blésse  au combat à Dum

-- 2 bléssés rescapés des exécutions de Maves, fait prisonniers au combat le 11

-- 3 civils tués: 2 à Dum, 1 à Sainte cécile

-- 1 civil fusillé à Bourge

-- 1 civil mort en déportation

En l'occurrence, les combattants Français ont eu la certitude d'avoir fait bon nombre de victimes dans les rangs de leur adversaires mais sans pourvoir en évalluer le chiffre.

Une anecdote d' Henri le mari de Pauline

Le garde donne le signal qui était un coup de clairon. A ce nomment la  j ai dit: non. C est dimanche: on n'est pas attaqué un dimanche...C est complétement idiot, ça , comme réflexion!

TEMOIGNAGE D YVONNE MARSEILLE NEE SABATIER

Y-M -Quands les Allemands ont attaqué, nous avons quitté tous ensemble notre maison pour aller à la ferme de la Barraque. Mais les Allemands sont bientot arrivés, en nous tirant dessus. Ils venaient de partout. Papa et M Corniley ont pu se réfugier dans un champs de blé. Pauline dans un autre. Nous aurions voulu les rejoindre, mais c'était impossible, nous nous serions fait tuer dans la cour. Maman et moi, nous sommes donc entrées dans la maison, avec la patronne de la ferme et sa jeune bonne. Nous, nous n'avions pas d'armes, on risquait moins en se faisant prendre. Les Allemands sont arrivés. Ils nous ont fait sortir et ils nous ont mis en joue. Ils nous ont demandé ou étaient les << terroristes >>: bien sur, on ne savait rien .... Ils nous ont gardées toute le journée, en nous demandant de leur faire à manger. Maman leur a fait des omelettes, qu'ils nous ont fait gouter auparavant. Nous avons eu de la chance d'avoir affaire à des hommes qui avaient déja un certain age et qui n'était pas des SS. Ils étaient de la wehrmacht. Sentant que la guerre serait bientot fini et ne sachant pas combien il y avait de maquisards dans les parages, ni comment ils étaient armés, ils ne voulaient pas prendre le risque de se faire tuer là. L un deux parlait bien français. Il s'est mis a discuter avec ma mére, qui avait son fils en Allemagne. Il lui a dit << C'est pas beau , la guerre. Moi je viens de Russie >>. Dans l'aprés midi, ils ont pris le fils de la voisine, ROGER CATINEAU, qui était blessé au genou. Il avait quand meme réussi à enterrer son arme et il s'était caché dans un buisson pas trés loin de la Baraque  Quand ils l'ont découvert; ça les a un peu énervés. Ils ont trouvé, en plus, des grenades dans une reserve de petit bois, un << fagotier >> comme on dit dans le Berry. Je ne sais pas qui les avait mises là. Ils y ont mis le feu: çà c'est mis à éclater de partout, toute la vacherie a brulé. A mesure que le feu s'étendait, la fermière lâchait les vaches et les chevaux. Ils faisaient la sarabande dans la cour. les Allemands ont demandé de l'eau de vie et ils en ont passé un peu sur le genou du fils Caatineau. Ils l'ont emmene et puis l'ont relaché à Orléans près d'une pharmacie. Le soir , ils nous ont dit << on vous emméne >> Ils nous fait monter dans le camion, mais un ordre a été donné et ils nous ont fait redescendre. Nous avons eu de la chance parce que nous aurions pu etre envoyées en déportation. Ils sont reparts le soir. C'est à ce nomment que pauline est arrivée. Sur le nomment, on ne l'a pas reconnue parce qu'il faisait sombre. O a eu tres peur, on était sur le coup de la journée ( rire....). Je crois qu'elle a emprnté un vélo pour retourner a Doulcay. Le lendemain matin, le << pépé curé >> ( pére curé....) d'Anjouin est venu nous ou était mon pére. Et, avec ma mére, nous sommes retournées à pieds aux Souches pour voir ou se trouvait ma grand mére. Ils l'avaient laissée assise au milieu d'un tas de fumier, mais ils ne lui avaient fait aucun mal. Elle avait ensuite été recueillie par M BARBOUX de la ferme des Léoments. N ous l'avons récupée le lundi. Toutavait été saccagé dans la maisonde mes parents, aux Souches. Ils avaient démoli les meubles en tirantdes balles dedans.Dans un premier temps, nous n'avons pu reprendre qu'un peu de linge. Nous avons dédid" de revenir le jour suivant, mardi, avec M b arboux, sa voiture et son chaval pou récupérer tout ce que nous pouvions. Mais à 7 heures, ce mardi, les Allemands ont fait bruler notre maison.On s'en est rendu compte avant d'arriver, en entendant la déflagration de la grenade incendiaire. Papa a dit : << Il ne faut pas y aller, iils sont en train de faire bruler la maison >> Fort heureusement, ils l'ont fait avant que nous arrivions.

Une réflextion d' HENRI : -Quand on vous tire essus , meme a la mitraillette,<< la seule balle dangereuse , c'est celle qui porte votre nom. >> D aprés ce que nous avons appris par la suite, les Allemands étaient revenus avec la gestapo pour essayer de nous prendre, car ils avaient trouvé des armes, un emmetteur, tout un arsenal.

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