LA MILICE TEUTONNE

Les Tilleuls

  Prés de la << Butte des Capucins >> la << villa des Tilleuls >> réservait avant la guerre un acceil aimable à tous les visiteurs. L'occupation allemande eut bientot fait, sous le fallacieux prétexte d'instaurer partout un ordre nouveau de transformer cette souriante demeure en une geôle affereuse et redoutable.

  La gestapo dont le nom seul fait frémir, s'y installa en maîtresse. .Elle accomplit aux << Tilleuls >> son oeuvre maudite. Elle occupa aussi << Le Cavallier >> ou devait siéger le prétendu tribunal de cette infame police.

  .Elle accomplit aux << Tilleuls >> son oeuvre maudite. Elle occupa aussi << Le Cavallier >> ou devait siéger le prétendu tribunal de cette infame police.

  Si certain n'ont pas eu l'honneur de croiser sur leur chemin l'un de ces héros, victime de la milice teutonne, qu"ils sachent au moins,combien leurs souffrance phisique et morales ont été grande.Promiscuité de tous les instants, ou solitude complète, manque de nourriture, manque d’hygiène, interrogatoires infinis et sans cesse renouvelés,tortures, voila ce que nos compatriotes arrêtes par la Gestapo eurent a souffrir.

  Tous ceux qui étaient jetés en prison parce qu'ils passaient pour appartenir au Mouvement de laRésistance, étaient naturellement de misérables bandits, des terroristes redoutables, des hors-la-loi indignes de pitié. On les fasaient comparaitre devant le tribunal siégant au << Cavalier >>. 

  Là, ils étaient pressés de questions, parfois pendant des heures entières et s'ils répondaient pas assez vite, ou s'ils refusaient à livrer le nom d'un chef, d'un camarade, on les menaçait des peines les plus sévères, on les insultaient, on les reconduisaient à la prison, à moins qu'on leur réservaient un autre châtiment.

  On les emmenaient alors à la villa << des Tilleuls >>. Il n'y avait que le rue à traverser et quelques marches à descendre.

  Dans la cave de la maison, les bourreaux avaient eu l'idée diabolique de faire bair trois cachots. Deux de ces cachots, long de 1,70 m environ, large de 1 m à peine et construits en ciment, sont fermés par une lourde porte. Aucune ouverture n'y laisse filtrer la lumière; l’obscurité est complète, l'air à peu prés irrespirable.

  Son troisième est un peu plus grand, mais son aspect n'en es que plus sinistre.On dira à les voir des tombeaux vides qui attendent un cerceuil. Le plus grand était la <<  chambre de torture >> . C'est la que dans l'espoir de leur arracher un avaeu, un nom, une adresse,on frappait les patriotes avec de la brutalité, à coups de baton,à coups de schlague et de botte. On leur infligeait aussi d'abominables traitements qui dépassent en l'horreur toute imagination; ainsi par excemple, on leur jetaitviolement la tete contre les parois du cacho, on leur piquait le corps avec la pointe d'une épée, on leur cassait les menbres, ou bien encore on lachait sur eux un molosse qui, surexcité par les boureaux les mordaient a sang,

  Puis, aprés les avoir torturés, on les enfermait dans leur cachot sans soin, sans nourriture, sans eau, sans lumiere pendants des heures, des jours, leur supplice était atroce!

Combien y a-t-il eut de  ces << emmurés vivants >> on ne le saura jamais? Beaucoup d'entre eux ont disparus; ils furent conduits à la carrière de la Chaussée Saint Victor ou finalement , ils tombèrent sous les balles des assassins. Ce fut le cas de Auger, l'un des chefs qui plaça toujours l'honneur plus haut que la vie mime, un de ces frère avait déjà été fusillé par les teutons.

  Un plus grand nombre, heureusement, a pu échapper à la mort. Certains ont été libérés après de long mois de prison; d'autres n'ont du leur salut qu'au courage de quelques F.F.I.commandés par Roger Godeneau, la veille de la libération de Blois