15 AOUT 1944 A CHAMCOL

Depuis quelques semaines, les allemands surveillent le village de Champcol, voisin de la ferme Civray. Des petits groupes ou des individus seuls, inconnus des habitants du village, se sont déjà arrêtes plusieurs fois pour glaner des renseignements, tout particulièrement sur le café tenu par louis Chauvier << LOUIS CHAUVIER est rentré dans la résistance avec BAUVIN et JOUBERT de Chabris début 1941 >> responsable de le résistance locale

 

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Le 11 août 1944, un camion bondé de soldats en tenue de campagne s’arrête à Champcol, le temps d'examiner les lieux.Quelques jours auparavant Robert Delétang avait enquête sue les mouvements des troupes allemands.Une intervention de l'ennemi était imminente : il devenait urgent de quitter la région qui, peu boisée, n'offrait pas de sécurité.

Le 12 août 1944, pendant la nuit du 12 au 13, les résistants de Champcol ont rassemblé armes et munitions. Ils sont prêts à partir pour rejoindre le maquis de Gatine.

Le 13 août 1944, Louis Chauvier se rend à Valencay pour une réunion avec les cadres de la résistances. Avant son départ, il confirme à ses hommes leur transfert imminente dans Gatine. << Rendez vous fixé au 14, au petit matin >>

Le Docteur Bertoly << responsable sanitaire de la résistance >> propose a Louis Chauvier de le ramener, mais Chauvier préféré rentrer avec son vélo en passant par les chemins de campagne, c'est a Lucioux au bord de l'eau le 14 aout 1944 gravement blessé a la tete. Son agresseur a pas été identifié, mais certains éléments, font dire aux anciens résistance que Chauvier a été dénonce par des << collabo >>

 Le 14 août 1944, vers 7 heures du matins, une estafette du maquis avait été arrété par les allemands, à l'entrée du pont de Selles.

Ce jeune homme de 20 ans, Henri Vétu pressé de questions, torturé des heures entières, finit par donner, dans d' atroces souffrances, quatre noms de Champcol. Cela suffisait!

Et le lendemain, 15 aout 1944,on vit arriver à Champcol trois camions bondés d'une centaine d' allemands qui s'étaient fait accompagner d' Henri Vétu. C'était l'expédition punitive.

On entendit d'abord des coups de fusil, puis les soldats prirent position en différents points du village, installèrent des mitrailleuses dans les rues et se mirent à tirer, n'importe ou,sur le gibier humain. Une jeune fille de 18 ans, Paulette Sommier, qui descendait en vélo dans la direction de Selles fut atteinte la première. << elle devait mourir à l’hôpital de romo >>.

Sur la chemin de la Colliniere, d'autres soldats blessèrent M Chauvier 81 ans, dans sa cour. Il dut etre amputé d'une main. Enfin, Edouard Lainon fut atteint plus légèrement. Ce fut ensuite la course aux otages,une vingtaine d'hommes de 16 à 66 ans, pris au hasard, sont rassemblé dans l'épicerie Chauvier; une remise incendiée et tous les otages conduits à la ferme Civray. Devant eux, les allemands allument un immense incendie aux quatre coins de l'exploitation qui brûle entièrement. Le spectacle était sinistre. Les otages furent obligés ensuite de capturer tous les animaux de la ferme et les monter dans les camions. Ils furent obliges de traverser le Fouton et d'aller recupérer les armes et les minitions des F.F.I.

Vers 8 heures du soir les otages étaient libres, parce que, dirent les allemands, l'armée d'occupation n'avait pas eu de perte.

Entre temps, des incendies éclataient un peu partout. chez la veuve Toyer, chez Lefévre a Champcol, chez Bourdier et chez Gllais a Fomptin.

A Champcol, l'épicerie Chaivier fut arrosée de pétrole et brûla entièrement. Les allemands interdirent aux pompiers d'intervenir dans la lutte contre l'incendie.

Avant le départ des camions et pour compléter l'horreur de la scène, a la nuit tombante, les gens épouvantés entendirent deux coups de revolver et une rafale de mitraillette. C'étaient Henri Vétu et un autre jeune homme de 20 ans Pierre Pinot, qui venaient d’être fusillés, au bas du village d'une balle dans la nuque.

L' expédition punitive était terminée. Le chef allemand affirma au docteur Massaré < un seul soldat allemend tué ou blessé sur votre commune la ville sera rasée >

 

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LISTE DES OTAGES

- Claude Couton 16 ans 

- Henri Couton 54 ans

- Georges Martin

- Maurice Courtois 17 ans

-Charles  Renault 17 ans

- Paul Renault 63 ans

- Gaston Chobert

- Moise Brault

- Pierre Mouchet 15 ans

- Sylvain Mouchet

- André Cassagne

- Abel Doureau

- Raymond Garnier 15 ans

- Georges Garnier

- Marcal Douelle 54 ans

- Paul renault 41 ans

- Albert Ménage

- Joseph Gaillard

- Renoton

- Jan Azonard