" LA RAFLE "

La rafle

 SITUATION Â SAINT SULPICE- DE- FAVIÈRES LORS DE LA RAFLE OPÉRÉE PAR LA GESTAPO.

 

20 juin 1944. Première opération de Gestapo. Arrestation de François RICHARD sur le quai de la gare de Breuillet. Le même groupe de Gestapo comprenant trois voitures, arrive à Saint Sulpice et opère une perquisition au domicile de F.RICHARD (à la Poste). Ils y trouvent et capturent un parachutiste, l’autre peut s’enfuir.

23 juin 1944. La Gestapo arrive en force à Saint Sulpice, environ sept voitures groupées à la gare. Trois se détachent sur le village. Les policiers sont pour la plupart de la Gestapo française. Arrestation de M.M LESPIAU, DAUDET, CLERGEON, HOGOMAT, HARRAULT. Recherche pour G.COTANTIEN, CHACOU ; Alain et Jean FARCOT.

Perquisition chez les demoiselles MARSY, sans résultat. Les types ont en main une liste sur laquelle figure les noms ci-dessus.

N’ayant pu prendre Alain FARCOT, la Gestapo revient par deux fois pour essayer de le trouver mais sans résultat (vol de montre en or et quelques objets divers). La Gestapo perquisitionne à son domicile de Paris. Soit par sottise soit par calcul, la femme SAUTEREAU indique l’endroit ou travaille Lucien CLERGEON. Dans l’ensemble, la population du village est hostile à la Résistance par peur des représailles. Pierre LAINÉ estime qu’une pareille rafle débarrasse le pays (propos tenu par lui-même à Joseph CLERGEON).

Sont déportés :

- LESPIAU : mort en déportation.

- DAUDET : mort en déportation.

- RICHARD : mort en déportation.

- CLERGEON : déporté, revenu avec le typhus.

- HOGOMAT : déporté, revenu.

- HARRAULT : déporté, son train arrêté par un bombardement à Creil, a pu s’échapper.