LE MATIN DE SON EXECUTION

Lettre écrite par Tommy Elek

                                                                           

Lundi 21/2/44

Chère, Madame Verrier,

c'est-à-vous que j'envoie cette lettre d'adieu dans l'espoir que vous retrouverez un jour ma famille.

Si vous revoyez un jour les miens, dites leur que je n'ai pas souffert et que je suis mort sans souffrir en pensant beaucoup à eux et surtout à mes frères qui auront une jeunesse plus belle que la mienne.

Je meurs, mais je vous demande de vivre, car nous nous retrouverons tous un jour.

Adieu que ma mémoire reste dans le coeur de ceux qui m'ont connu.

Que tous mes amis vivent et ma dernière volonté est qu'ils ne s'attristent pas sur mon sort car je meurs pour qu'ils soient toujours heureux.

Tommy Elek. source (Musée de la Résistance nationale - Fonds David Diamant/U.J.R.E.)

Lettre

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