Les rafles du 26 août 1942, rafles oubliées

Au matin du 26 août 1942, en zone occupée, le convoi 24 quitte la gare de Bourget Drancy ; 1 002 personnes sont déportées à Auschwitz. Au même moment se déroule dans toute la zone libre, la rafle massive préparée par le Secrétaire Général de la Police René Bousquet, en collaboration avec la direction de la police nationale et les préfectures régionales et départementales.

Parallèlement à cela, la police de Bousquet continue d’organiser la grande rafle de la zone libre. Le 18 Août les préfets sont informés de la date de la rafle et sont tenus de la garder rigoureusement secrète, Bousquet en profite pour supprimer cinq des onze exemptions énumérées le 5 août dans une première note, sans doute par crainte d’une insuffisance du nombre d’arresta

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Seuls sont désormais exemptés : les vieillards de plus de 60 ans, les intransportables, les femmes enceintes, les parents d’enfants de moins de 2 ans, ceux qui ont un conjoint français.

Lorsqu’à la mi-journée, il apparaît que le nombre d’arrestation est bien inférieur aux prévisions et ne dépasse pas 3 500 personnes ; les services de Bousquet rappellent aux Préfets, que la déportation des enfants de 2 à 16 ans, dont les parents sont livrables aux allemands doit être effectuée. note-de-brigade.jpg Le transport des déportés depuis les lieux de regroupement jusqu’aux camps d’internement puis jusqu’aux gares s’effectue à l’aide de camions et de bus loués à des entreprises privées. Par exemple à Nice, ce sont les entreprises Darnand qui ont fournit à la police les moyens nécessaires pour le transport des juifs lors de la rafle du 26 août, Joseph Darnand devient par la suite chef de la Milice de Vichy.

Des passages de l'article " de Michèle Bitton sur la rafle à Pertuis "

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