LISTE DE FUSILLES EN ÎLE ET VILAINE

ALLAIN Joseph. Né à Landévant. Fusillé le 30 juin 1944 à La-Maltière.

ARENAS-TURCADO Théofilio. Né le 8 janvier 1917 à Tolède (Espagne) . Arrêté à Quimperlé en mars 1944. Il est fusillé le 8 juin 1944 au Colombier. (Photos)

 BARBE Roger Pierre Auguste

Né le 30 juillet 1920 à Saint-Glen dans les Côtes-du-Nord, demeurant avec sa mère à Lannion.

Enfant de troupe de l'Ecole Nationale d'Autun, puis affecté au 3ème RAD à Vincennes, évadé.

Constitue avec Maurice ROBERT, un autre évadé, en juillet 1940, le premier groupe de Résistance connu dans la région de Lannion.

A la suite de nombreuses actions (sabotages et relevés de plans d'installations militaires de l'ennemi), le groupe entier est arrêté les 28 et 29 décembre 1940.

Roger BARBE est arrêté le 29 décembre 1940 à 21 heures au lieu dit Pen-ar-Stang en Buhulien près de Lannion chez Monsieur TANGUY où il assistait à une soirée de noces.

Jugés à Brest le 21 avril 1941, six membres du groupe sont condamnés à la peine de mort.

Roger BARBE est fusillé à Rennes le 4 octobre 1941, à huit heures du matin

Plaque de la Compagnie FTPF Roger BARBE, rue Roger Barbé en Lannion

Plaque de Roger BARBE, bourg de Saint-Glen

BARRIOS-URES Antonio. Fusillé le 08/06/1944 au Colombier

Agé de 29 ans environ, né à Madrid en Espagne.(Photos)

BELLIARD Jean. Fusillé le 30/12/1942 à La-Maltière

Né à Mayenne (53) le 30 avril 1920. Célibataire, il exerce la profession de cimentier et réside à Paramé. A partir de 1941, il distribue des tracts et des journaux clandestins dénonçant l'occupation et la collaboration, venant de Paris ou édités à Rennes. Il adhère d'abord à l'OS. (Organisation Spéciale du Parti Communiste) puis aux FTP, dès leur création. Arrêté pour activité communiste, il est déféré au Tribunal Militaire allemand qui retiendra contre lui sa participation au sabotage, par explosifs, de la ligne de chemin de fer Rennes-Saint-MaIo.1

BELLIS Louis (Guy). Lieutenant du commandant Louis Pétri. Sous ses ordres, les F.T.P. attaquent à Fougères, en quatre groupes, quatre garages remplis de camions allemands, en détruisent par l'incendie une trentaine et brûlent l'essence, l'huile et le matériel de réparation. Il est arrêté le 9 juin avec 4 autres camarades. Il est fusillé le 23 juin 1944 avec 8 autres résistants à La Maltière

BLANCHARD Marcel. Fusillé  à 31 ans, le 31/5/1944 à La Maltière

Né le 26 juillet 1915à Bonsvilly (22). Réfractaire au S.T.O. il entre dans la Résistance en février 1944. Il participe à l'attaque d'un train en gare de Perros-Guirec. Traqué par la Gestapo, il se réfugie au Hinglé. Il participe au sabotage de la ligne haute tension Rophémel-Plancoët. Il enlève une grande quantité d'explosifs au domicile d'un patriote arrêté et les met en lieu sûr. Arrêté le 6 mai par l'adjudant de gendarmerie Besnier à Dinan, il est remis à la Gestapo. Il est condamné à mort le 30 mai 1944. Sa sépulture est au cimetière du Hinglé. Une rue de la commune porte son nom.

 BOUGEARD Henri.

 

Né à Guichen le 4 mars 1909.

Après ses études primaires, il apprend le métier d'électricien.

Son service militaire achevé, il entre en 1930 à la Société du Bourbonnais (aujourd'hui EDF.) où il travaille jusqu'en septembre 1939. Il est alors mobilisé et affecté dans la marine, en qualité de matelot mécanicien.

Démobilisé en août 1940, il rejoint ses parents avec qui, demeuré célibataire, il réside au n° 17 de la rue de Nantes à Rennes. Il reprend son travail.

En janvier 1941, il adhère au groupe de Résistance Organisation Spéciale du  Parti Communiste Français Rennes, composé de cheminots et d'employés de la Société du Bourbonnais.

Il participe à l'impression et à la diffusion de tracts et de journaux clandestins, à la récupération de matériel de guerre qu'il transporte et détient à son domicile, qui sert aussi de refuge à plusieurs F.T.P. recherchés par la Gestapo.

Arrêté le 3 septembre 1942 à Guichen, il est incarcéré à la prison Saint-Hélïer le 25 septembre, puis à celle de Jacques Cartier condamné à mort le 22 décembre 1942, il est fusillé à Saint-Jacques-de-la-Lande le 30 décembre 1942.1

 BOULANGER Marcel. Sous les ordres du lieutenant Guy Bélis, il fait partie des F.T.P. qui détruisent les camions allemands dans les garages OPEL à Fougères. Il est arrêté le 9 juin 1944 avec 4 autres camarades. Il est fusillé le 23 juin 1944 avec 8 autres résistants.

 BOUSSIN Joseph. Fusillé le 30/12/1942 à La-Maltière

 

 

En juillet 1941, lors de la venue à Rennes du Ministre du Gouvernement de Vichy. Borotra, il participe à une série d'actions inscriptions anti-allemandes sur la piste du vélodrome rennais, drapeaux tricolores accrochés aux fils électriques, ainsi qu'aux attentats dirigés contre les permanences du Rassemblement National Populaire, du Parti Populaire Français, partis politiques acquis à la collaboration, et de la Légion des Volontaires Français.

Pendant l'hiver 1941 -1942, son domicile devient le lieu de rendez-vous des responsables départementaux du Front National. Un résistant traqué y est hébergé.

Joseph Boussin effectue des collectes d'argent destinées à aider les résistants emprisonnés des armes, des explosifs et un duplicateur sont entreposés chez lui.

Lors de son procès, les Allemands lui reprocheront deux  sabotages de lignes téléphoniques allemandes, l'une à Ste Foix, le 12 mai 1942 et l'autre boulevard Jean MermozArrêté le 31juillet1942, il est incarcéré à la prison Jacques Cartier, condamné à mort par le tribunal allemand

 

 

Sa femme Alphonsine, née RUE le 17 décembre 1920. Arrêtée le 12 août 1942 peu après son mari à Rennes, elle sera condamnée à quinze mois de prison et déportée en Allemagne, puis ramenée à la prison de Fresnes et libérée le 16 décembre 1943. 

(Document)

 BRAS Jean. Fusillé le 30/12/1942 à La-Maltière à 43 ans.

Né à Étrelles, près de Vitré, le 30 août 1899, Jean Bras fit son service miliaire dans l'infanterie et servit dans les zouaves au Maroc de 1920 à 1922. Il fut chauffeur aux Chemins de fer de l'Ouest, puis travailla à l'Arsenal de Rennes de septembre 1939 à août 1940, avant de retourner aux Chemins de fer.

Dès septembre 1940, il participe activement aux activités de Résistance du Parti Communiste de la SNCF. Il cache des armes et des explosifs dans son jardin. Il réalisa des sabotages de matériel de transport allemand. Arrêté le 13 juillet 1942, il fit partie des 25 fusillés du 30 décembre 1942 à la Maltière.1    Document

BRAULT  Jean-Baptiste.  Fusillé le 31/5/1944 à La-Maltière

Né le mai 1918 à Taden, granitier, célibataire, demeurant La Ville-aux-Cailles en Le-Hinglé.

Il a fait partie de la Résistance de janvier 1944 au 31 mai 1944. (Matricule 10230). Il participe à de nombreuses récupérations de dynamite aux carrières allemandes de la Pyrie (Côtes d'Armor).

Sabotages sur la ligne haute tension Rophémel-Plancoët( 8 pylônes abattus).

 

Il appartient au groupe Hesry de Dinan qui libère deux F.T.F., incarcérés à Dinan. Arrêté par la Gestapo le 9 mai 1944 à Le-Hinglé, à la suite d'une dénonciation, il ne donne aucune indication sur l'Organisation , malgré les tortures qui lui sont infligées. Condamné à mort le 30 mai.

 

La suite sur http://memoiredeguerre.assoc.pagespro-orange.fr/fusilles/fusilles35-alpha.htm#deb

 
×