.Marie, Germaine et Suzanne avaient été sauvagement assassinées à la Libération  ces faits sur le village breton de Monterfil 

Le 4 août 1944, alors que les Allemands venaient de fuir la base de radars qu'ils occupaient en dehors du village, un groupe de résistants de la dernière heure s'empare de ces trois femmes, dont une mère et sa fille, au prétexte qu'elles y travaillent pour l'armée allemande. Frappées, tondues, déshabillées, attachées en plein soleil devant le café du village, affublées de la croix gammée, Marie, Germaine et Suzanne finissent dans un petit bois où elles doivent creuser leur tombe avant d'être pendues. Leurs ossements n'ont pas été retrouvés.
Les assassins, poursuivis plusieurs années après, seront sauvés par une loi d'amnistie en 1951. Une chape de plomb tombera sur Monterfil, d'autant plus que le principal instigateur des violences, Louis Oberthür, n'est autre que le fils du maire de l'époque et principal propriétaire terrien de la commune.