Klaus Friedrich est né le 2 décembre 1925. prisonnier de guerre sous le matricule 1318586

"J'ai été fait prisonnier le 2 février 1945, à côté de Heimbach dans l'Eifel par les troupes U.S. J'ai été employé à des travaux en Belgique et en Hollande avant d'être transféré avec des camarades dans des wagons à marchandises découverts à Rennes. J'ai été dirigé sur Comper dans le Morbihan puis interné dans le camp de Coëtquidan. Nous étions logés dans des baraquements équipés de lits superposés. J'ai fait partie des commandos de travail qui construisaient et entretenaient les routes dans le camp. J'ai travaillé parfois au mess des officiers et celui des sous-officiers. Nous n'avions aucun contact avec les civils.Il n'y avait pas d'activités culturelles dans le camp. La nourriture :Café le matin, de la soupe à l'eau le midi(de maigres restes de légumes), le soir du pain, environ 300 grammes.

Dans la nuit du 3 juin 1946, je fus bousculé et entraîné par les sentinelles derrière les cuisines dans le but de me faire subir des rapports homosexuels. Je pus me dégager et m'enfuir. A une distance de 15 m la sentinelle fit feu et me transperça le poumon gauche. Grâce à l'aide de camarades et à l'intervention du médecin allemand du camp, le docteur Neumann et aussi de la direction française du camp, je fus emmené aussi vite que possible à l'hôpital français du camp de Coëtquidan. Je fus bien traité et je me souviens du médecin qui s'occupa de moi, un chirurgien (médecin capitaine) du nom de Rachou. Après cinq semaines il fut diagnostiqué une tuberculose et je fus mis en quarantaine à l'hôpital allemand de la Prévalaye en attente d'un rapatriement. Il eut lieu en octobre par train hôpital, dans la zone française de Saint-Blasen où je fus traité encore durant 9 mois. Comme séquelles de la blessure, il me reste encore de graves handicaps cardio-pulmonaires"

(Traduction de Monsieur Alain Duros -août 2003

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