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Le tabac

Dans le loir et cher comme dans toute la France commence :

La pénurie:

Aussitôt l'invasion, dans le courant de juillet 1940, les magasins sont de plus en plus dégarnis tant par les achats des soldats allemands qui, à bon compte, peuvent envoyer des colis chez eux, que par des gens du pays qui, par précaution, se prémunissent de çe qui'ils peuvent encore trouver. On va connaitre les privations, le rationnement, les queues pour se faire servir, les combines et les combinards, les << collabos >> les profiteurs de la défaite, la saccharine, la camelote et les << ersatz >>, le marché noir e les prix forts.

Il faut ressemeler, rhabiller, rassembler, fouiller dans les débarras, remettre en usage ce qui avait été délaissé. On va comme on dit, user jusqu’à la corde. Les sabotier ont regain d'activité. Un jour, à la radio, un speaker facétieux dira qu'à la devise << Liberté, Egalité, Fraternité >> est désormais substitué celle plus exacte << d'Austérité, Sobriété, Frugalité >>

Le tabac :

Dés l'occupation, le tabac se fait rare et vers le milieu de 1941 la carte est instituée C'est la rationnement.

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 Les non fumeurs se font inscrire comme les autres et leur ration va à des parents ou amis ou encore sert comme moyen de troc pour se procurer du ravitaillement ou autre chose rarissime. Petit à petit, chacun va en cultiver dans son champs ou dans son jardin, mais la réparation e le découpage sont des problèmes qui sont résolus selon des recettes aussi variées qu'imparfaites. Les rations, quand elles peuvent être honorées, sont de trois paquets de tabac ou de six paquets de cigarettes par mois. La première qualité étant prélevé, ce qui reste comporte pas mal de bûches. Certains fument du tréfle, du sainfoin ou des melanges d'herbes, ce qui donne une fumée au gout plus ou moins heureux

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