TEMOIGNAGE D UN RESISTANT

Le grand pére de Catherine

Le grand pére maternel de CATHERINE GUILLOT FARE habitait un tout petit village :

Saint Sulpice de Favières en Seine et Oise. Agé de 40 ans en 1940, engagé volontaire aux Chars d’Assaut, puis démobilisé. Il s’engage dans la Résistance. Secrétaire de Mairie, il donnait des cartes de rationnement aux réfractaires à l’insu du maire, et a établi bon nombre de fausses cartes d’identité. Faisait de l’obstruction systématique contre Vichy.

 

TEMOIGNAGE DU GRAND PERE DE CATHERINE

. Nous avons dans la Résistance toujours travaillé dans l’ombre sans rechercher ni la gloire, ni l’intérêt. Tout bon Français rend hommage à l’importance du travail accompli par les FFI (Même les étrangers). Nous avons déjà pendant l’occupation été parfois méprisés, tel qui passait pour un trafiquant de marché noir, avait dans sa valise de quoi se faire fusiller, tel autre a préféré se faire passer pour voleur que pour voleur. Nous n’avons jamais accepté les Boches, nous avons toujours travaillé contre eux, chacun selon ses possibilités suivant les circonstances, toujours au risque de notre vie ou de la liberté, quelques uns en souffrent encore aujourd’hui. C’est tout de meme la somme de tous ces efforts qui ont haté notre délivrance, chacun de nous y a sa part, si petite soit-elle. Nous ne cherchons pas de remerciements, et c’est pour cela que nous ne voulons pas autour de nous des mous, des tristes, résignés ou profiteurs. Nous avons serré les dents contre les Boches, de rage ou d’impuissance. Que celui qui a attendu les mains dans les poches et les autres qui serrent les fesses aujourd’hui rentrent dans l’ombre.