TEXTE DE ROLAND DELAGE

Vous qui n'avez pas crié : grace!

Regardant les fusils en face.

Liés à un sinitre poteau.

Les yeux avec ou sans bandeau.

Avez vois ri devant la mort ?

Leur avez vous hurlé un hymme.

Cri de révolte libertaire.

Ou bien pensé :   à quoi ça rime....

Un brave fait mieux de se taire....

Avez vous crié :Merde et Salauds !

Ou serré les dents en silence ?

Avez vous maudit vos bourreaux

en ruminant quelque vengeance ?

Ou, si votre ame étant trop bonne

Prié Dieu pour qu'il pardonne ?

Des larmes ont elles mouillé vos joues

quand les soldats ont mis en joue ?

Quelle fut votre derniere pensée

voyantvenir l'ultime seconde ?

Regretter votre vie passée

ou l'offir pour changer le monde ?

Avez vous pleuré doucement

et tout bas murmuré : Maman...?

 

Vous n'avez pu faire un geste.

Par bravade vous avez chanté

car vous comptiez sur ceux qui reste 

pour reconquèrir la Liberté.

Ceux qui prendront aussi les armes

et qui plus tard vous vengeront.

Ou ceux qui fairont les alarmes

et lachement vous oubliront.

 

Ha ! si je pouvais vous le dire.

Qu aucun de vous n'est mort en vain§

Mais cela vous ferait sourire.

Vous devuniez jes lendemain....

Je n'ai pas le droit de me taire

car l'un de vous était mon frére.

Comme vous, tombant avec courage

IL s'appelait : JEAN OCTAVE DELAGE

 

Texte de Roland Delage Maquisard de sologne frére du fusillé

 

GUY MOQUET lui aussi a été fusillé.

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